Sega Saturn

Sega Saturn

Sortie en 1994 et basée sur un duo de processeurs Hitachi RISC 32-bit, la Saturn est la première console de Sega capable de rendre de la 3D temps réel à un haut niveau de complexité. Basée sur un support CD et conçue au Japon en parallèle de la 32X et utilisant la même architecture processeur, les deux consoles sont cependant  pas compatibles entre elles. La 32X peut être vue comme un "bouche-trou" imaginé par Sega pour le marché US, dont les consommateurs ne sont pas, à leur avis, prêts à débourser la somme nécessaire pour racheter une nouvelle console et une ludothèque complète tous les 3 ans.

Sortie dans l'empressement pour éviter de se faire damer le pion par Sony avec sa PlayStation et basée sur une version réduite de la borne d'arcade type Model 1, la console a surtout fait tourner des versions adaptées des titres d'arcade : Daytona USA, Virtua Cop, Sega Rallye Championship, Virtua Fighter...

Niveau matériel, la machine est plus puissante que sa concurrente; mais son prix est prohibitif, aussi bien en version arcade que de salon, et davantage de titres à succès sont développés pour la plateforme de Sony - Ridge Racer et Tekken éclipsent Daytona USA et Virtua Fighter en étant plus beaux, plus fluides et plus jouables malgré le déficit en puissance et les bugs de rendu de la PlayStation.

Sega tente de rattraper le coup en sortant des jeux exploitant à fond les capacités non négligeables de la console (laquelle est désormais presque bradée), mais des chefs-d'oeuvre comme Panzer Dragoon, Virtua Fighter 2 et Nights Into Dreams ne suffisent pas à rattraper le retard pris sur les ventes. La console a souffert d'un choix technologique que le reste de l'industrie n'a pas suivi - les jeux portés sur la console tournaient souvent moins bien que sur ses concurrentes à cause de cela, et hormis certains portages soignés la console a gagné la réputation d'être moins puissante que sa concurrente principale.

Surtout qu'il n'y a pas un seul jeu Sonic valable sur la plateforme... Qu'est-ce qu'une console sans sa mascotte ? Sega mise alors tout sur leur future console, la Dreamcast - ce qui finit de tuer la Saturn.

Les variantes

Comme à l'habitude chez Sega, des versions tierces de la console sont développées, mais contrairement aux précédentes, elles sont toutes identiques. En effet, à part les couleurs (et le marché de diffusion, zonage des jeux compris), rien ne permet de différencier un Sega Saturn d'une HiSaturn d'Hitashi, d'une Samsung Saturn ou d'une Victor Saturn.

Caractéristiques techniques

  • CPU : dual Hitachi SH-2 à 28,6 MHz + SCU à 14 MHz
  • RAM : 2 Mo
  • Vidéo : 2 coprocesseurs VDP1 et VDP2 + 1,5 Mo de RAM, capable d'afficher en 320x224 ou 704x224 en 16 millions de couleurs, et repose sur un circuit d'accélération quadratique de Nvidia, proche de leur puce NV1
  • Son : Motorola 68EC000 à 11,3 MHz + Yamaha FH1 32 canaux FM ou PCM 44KHz 16-bit + 512 Ko de RAM, sortie stéréo
  • Stockage : CD-ROM 2x avec contrôleur Hitachi SH-1 dédié et 512 Ko de RAM + 32 Ko de RAM sous batterie (pour sauvegardes).
  • La console comporte un connecteur pour brancher une extension sous forme de cartouche. Celles-ci peuvent être de 3 types, et sont en plus mutuellement exclusives :
    • extended RAM cartridge : augmente la RAM du système au-delà de 2 Mo. Deux modèles : 1 Mo et 4 Mo, incompatibles entre elles. Un accessoire tierce, le Action Replay Plus, permettait d'émuler l'une ou l'autre version ;
    • Twin-Advanced ROM : cache de données, chacune spécifique à un jeu donné. Contient une partie des données du CD pour un chargement plus rapide ;
    • backup RAM cartridge : permet la sauvegarde de davantage de jeux.